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Ils disent de nous ...

Êtes-vous fait pour travailler dans une start-up ?

Céline Chaudeau | 16 septembre 2014 Keljob

Jolis locaux, ambiance détendue mais lendemains incertains ? Les employés confirment : dans une start-up, ce n’est comme nulle part ailleurs… et pas forcément pour tout le monde.

Apparemment, il y a souvent quelque chose à fêter. « On célèbre les succès, les anniversaires et les départs », assure Rémi Campet. Pour le directeur des ressources humaines de Marco Vasco, spécialiste du voyage sur mesure en ligne né en 2008, il y a un temps pour tout. Pour que ses 240 salariés travaillent dur, mais aussi pour relâcher la pression. « Une fois par mois, on organise même un after work, des soirées festives avec karaoké ou consoles de jeu par exemple. » Pour ne rien gâter à l’affaire, les – jolis – locaux, baignés de lumière, sont situés en plein Paris. Cool, non ?

« Il y a moins d’avantages que dans un grand groupe […] cependant on propose à tous nos salariés des stock-options. Si on réussit, ensemble, tout le monde sera gagnant. »

Participer à une nouvelle aventure, sans garantie des lendemains

« Il y a beaucoup d’idées reçues sur les start-up », observe Guillaume Colein, président du Cabinet Victoire. Mais d’ailleurs, c’est quoi une start-up ? Ce recruteur la définit avant tout comme une société qui démarre. « Les start-up ne se résument pas forcément à 15 personnes, précise-t-il. Il y en a, comme Showroomprive.com, qui peuvent employer plus de 500 personnes. Il y a souvent de l’émulation, mais travailler dans une société qui se lance n’a rien d’anodin. »

« La crise financière de 2008 est passée par là », prévient Olivier Darras. Gérant du cabinet DB-Développement, cabinet spécialisé dans le recrutement de commerciaux BtoB dans le domaine des nouvelles technologies et télécom, il reconnaît que certaines start-up ont du mal à recruter. « Depuis septembre 2012, les candidats en poste sont de moins en moins mobiles. Ils goûtent la stabilité d’où ils sont et s’interrogent sur la pérennité de l’entreprise qui les convoite. Pour une PME ou une TPE sans une grande ancienneté sur le marché, c’est compliqué. »

 

Prendre le risque… de toucher le jackpot

Olivier Piscart ne lui donne pas tort. Créée en juin 2011, Salezeo, sa start-up, a lancé le premier réseau communautaire dédié au développement commercial. Mais malgré une récente levée de fonds de 1,5 million d’euros, cet entrepreneur assume une part d’incertitude. « Je ne le pense pas, mais peut-être que dans trois ou quatre ans, la société ne sera plus là, reconnaît-il. Un candidat qui va dans une grande banque sera plus en sécurité : malgré un milliard de dollars d’amende, l’entreprise sera toujours là dans dix ans ! »

Mais cette incertitude vaut aussi aux salariés quelques avantages. « On essaie de contrebalancer la part de risque, poursuit-il. Dans une start-up, il y a clairement beaucoup moins d’avantages que dans un grand groupe : pas de comité d’entreprise, pas de réduction pour le cinéma ou de chèques vacances. Cependant on propose à tous nos salariés des stock-options. Si on réussit, ensemble, tout le monde sera gagnant. »

 

Une aventure exigeante, mais collective

Simon Vandendriessche aurait pu rejoindre un grand groupe. « J’y ai fait des stages et je m’y suis ennuyé. Que l’on soit là ou pas là, on n’a pas l’impression que cela change grand-chose. On ne voit pas le résultat de ce qu’on fait, on ne participe pas aux décisions, résume-t-il ». C’est pour cela qu’il a décidé de monter sa start-up, Incenteev, qui propose une application de motivation pour les forces de vente. « Mes copains de promo pensent que je peux arriver dans mes jolis bureaux à 11 heures du matin… Je pense que je bosse plus qu’eux, je gagne peut-être moins, mais au moins je vis une aventure formidable et différente. »

 

Le candidat type d’une start-up

Le salarié type d’une start-up n’a plus rien du jeune diplômé en jean-basket sans charge familiale. « C’est une idée reçue, assure Guillaume Colein. Beaucoup de jeunes sont en recherche de stabilité et ne se retrouveront pas dans une start-up. En fait, la start-up est aujourd’hui populaire dans toutes les tranches d’âge. Mais ils s’agit de candidats dont le critère numéro un est d’adhérer à la marque ou au secteur de l’entreprise. Ensuite, il y a un critère d’aliénation au travail et une structure pyramidale du management qui sont de moins en moins bien supportés. Dans une start-up, le lien de proximité avec le dirigeant et les collègues sont de vrais atouts.

Quel que dans leur soit leur âge, ces candidats veulent surtout se défaire d’une ligne managériales trop rigide et mettre du sens dans leur travail. »

 

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Recrutement

Discrimination à l’embauche et humour

Racisme, sexisme, homophobie, antisémitisme… la discrimination à l’embauche sous toutes ses formes, que Randstad a décidé de traiter par l’humour sous le crayon d’Antoine Chéreau. Résultat pertinent et percutant.

 

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Voeux

Déjà 7 ans !

Quoi de neuf depuis 7 ans ?
3 présidents de la République. 1 sorti, Chirac, 1 en fonction, Hollande, 1 en … on ne sait pas trop. Battu et plus en fonction c’est sûr. Sorti on ne sait pas, Sarkozy.
Quoi d’autres ? 2 crises ! Une financière, septembre 2008, une économique toujours en cours.
De manière plus sérieuse, mars 2008, Facebook lance sa version française, suivi en novembre de la même année par Linkedin qui lui aussi lance sa VF. Le 13 juillet 2006, l’année de notre création, Jack Dorsey envoyait son premier message : « Just setting up my twttr » (« Suis en train d’installer mon twttr »). Twitter venait de naître.
Une génération faisait massivement son arrivée dans le monde de l’entreprise et sur le marché de l’emploi, vous savez ceux nés entre 1978 et 1994, qui tapent sur leurs smartphones avec leurs pouces, qui ont aujourd’hui entre 19 et 35 ans, la génération Y. N’en déplaise à la génération qui précède, la génération X, les Y, why ( les pourquoi en Français) représenteront 40 % de la population active française d’ici 2015.

Pendant ce temps, nous avons :

– lu 100.000 CVs
– sélectionné 8.000
– échangé avec 6.000 candidats
– présenté 1.500 à nos clients
– fait recruter un peu plus 500 candidats chez nos clients.

Avons été missionné par, IC télécom, LTI Télécom, Normaction, Afone, Risc Group, E Flag, Ubix, Easydentic, Safetic, 5sur5, SFR Business Team, CFI Maintenance Informatique, Citycare, Paritel, Acropolis Télécom, Anett, GS2I, Solutions Télécoms…

Un grand merci à tous les candidats, pour le temps qu’ils nous ont consacré, à nos clients pour la confiance qu’ils nous ont témoignée.

A tous, bonne rentrée, en espérant pouvoir vous accompagner encore pour les 7 ans à venir.

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Emploi RH

Turnover des commerciaux : le bon équilibre.

turnover-3La question du turnover a toujours constitué une question centrale dans les organisations commerciales ainsi qu’un point de friction entre les DRH et les Directions Commerciales. En effet, dans le taux de turnover global d’une entreprise, l’essentiel est souvent le fait du service commercial.
Il peut être structurel, dans le cas d’entreprises intervenant sur de la création de besoins en mode chasse et cycle  court, à l’image des entreprises de bureautique des années 80 ou de sécurité des années 90, où pour fidéliser un collaborateur il fallait en recruter 3. Dans ce cas, le turnover est inhérent au marché, au mode de commercialisation et au type de rémunération basé essentiellement sur du variable et est donc presque « culturel » .
Il peut être conjoncturel, lié à un phénomène de reprises économiques et donc de reprise des recrutements de commerciaux, à l’image de ce que nous vivons actuellement comme le décrit d’ailleurs l’Observatoire Permanent de la Fonction Commerciale. En effet, selon son dernier baromètre 2011, 53% des entreprises françaises et 45% des TPE se disent prêtes à recruter dans les métiers de la fonction commerciale, ce qui mécaniquement va créer des mouvements dans les équipes commerciales. Dans ce cas il est plus subi que choisi par l’entreprise.

Dans tous les cas et selon moi, le turnover tant qu’il s’inscrit dans des pourcentages raisonnables, disons entre 15 et 25%, est normal et est symptomatique d’une certaine dynamique de l’entreprise. La question est de savoir à quel moment il intervient. S’il intervient dans la période comprise au-delà de la période d’essai et la fin de la 2éme année, je dirais que la responsabilité est le fait de l’entreprise qui a souhaité à tout prix conserver un collaborateur malgré ses résultats moyens voire insuffisants ou bien qu’elle n’a su le fidéliser par une évolution légitime liée à l’obtention de bons résultats.turnover-1 Dans les 2 cas, au delà d’être fautive, l’entreprise est avant tout perdante, car elle aura investi dans le premier au delà de raison sur une erreur de « casting », que tous les entretiens ou tests préalables à l’embauche n’éviteront jamais et surtout dans le cadre du recrutement de commerciaux. On peut apparenter l’entreprise dans le fonctionnement dans ce cas au boursicoteur qui croyant limiter sa perte ne va cesser de moyenner à la baisse pour tout perdre in fine. Pour le second, il s’agit d’une erreur de management ou de gestion des ressources humaines qui sur un plan comptable revient à vouloir préserver le pourcentage de marge au détriment de la progression de la marge globale.

turnover-21En dehors de cette période, le turnover appartient à la vie normale de l’entreprise. Dans le cadre de la période d’essai, qui comme le nom l’indique a pour but d’essayer, chacun a le droit à l’erreur, entreprise ou salarié. Une rupture dans cette période, dés lors où tous les moyens ont été mis en œuvre pour permettre l’intégration et la réussite du collaborateur, limitera les impacts négatifs tant au plan économique pour l’entreprise que sur le plan humain pour le collaborateur, qui ne se sera pas usé dans une situation d’échec pouvant le pénaliser pour rebondir. A ce titre, il convient peut-être de s’inspirer des Américains pour qui ce qui constitue une erreur ou fait de vous un « loser », ce n’est pas de ne pas avoir réussi mais c’est le fait de ne pas avoir tenté ! Ceci est d’ailleurs valable aussi bien côté employeur qu’employé.
Pour les collaborateurs présents depuis plus 2 ans, qui ont vu leurs résultats récompensés par une progression au sein de l’entreprise, en terme de rémunération ou de responsabilités et qui aspirent à encore plus de progression, l’entreprise ne peut les satisfaire à l’infini sauf à vouloir se mettre en danger de manière inutile. Selon le principe de Peter, « tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence » suivi de son corollaire : « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. » Dès lors, un certain turnover est inévitable et est même nécessaire aux équilibres économiques, sociaux et managériaux de l’entreprise.

Lorsque l’on parle de turnover, il conviendrait donc de savoir de quel turnover il s’agit et surtout quand il intervient. Il y aurait donc le bon et le mauvais turnover et tout particulièrement en ce qui concerne les commerciaux. Un turnover maîtrisé, qui allie respect des individus et préservation des intérêts de l’entreprise contre un turnover sauvage, destructif de valeurs et/ou générateurs de frustrations et de rancœurs. Le nouveau droit social permet d’ailleurs maintenant de répondre très correctement aux différents cas de figure, grâce à des périodes d’essai allongées et des ruptures qui peuvent se faire de manière consensuelle grâce à la rupture conventionnelle.

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Recrutement

Ne ratez pas la reprise faute de commerciaux performants !

Bien que l’on parle de récession et de montée du nombre de demandeurs d’emploi, certains profils demeurent pénuriques au premier rang desquels les commerciaux B2B chasseurs !

Dans ce contexte, notre cabinet a réalisé pour ses différents clients, sur le dernier quadrimestre 2012, un peu plus de 60 recrutements de commerciaux ou ingénieurs commerciaux B2B intervenant dans les NTIC dont une grande majorité dans les télécoms sur la base de notre offre Forum.

perle-rare1Délai entre le début de mission et le recrutement < 1mois

Nombre de candidats présentés pour 1 recruté < 5.

Coût moyen par candidat recruté de 1.500 à 1.750 € HT.

Vous souhaitez vous aussi recruter rapidement et économiquement des profils commerciaux qualifiés ?
Adressez-nous votre demande sur contact@db-developpement.com, nous vous rappellerons dans les plus brefs délais.


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Identité Numérique

Etes-vous plutôt, iPhone, Blackberry ou Android ?

En une illustration, que vous soyez utilisateur d’un iPhone, d’un Blackberry ou d’un Android, vous découvrirez qui vous êtes, comment vous vous voyez, comment vous voyez les autres et comment ils vous voient.

 

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Emploi Recrutement

Avant Internet, c’était comment la recherche d’emploi ?

Certains d’entre nous l’ont oublié ou d’autres encore ne l’ont jamais connu : le monde sans Internet. Et pourtant avant, il y avait bien une vie, avec des candidats en recherche d’emploi et des entreprises à la recherche de candidats. L’ infographie ci-dessous nous retrace les diverses évolutions de moyens de communications, porte à porte, poste, téléphone, fax…

Comme vous le verrez, le CV vidéo, n’est pas nouveau, puisque l’on en trouve trace en 1983 et les Jobboards (sites d’emplois) en ligne, sont plus anciens que l’on ne le pensait, présents depuis 1999.

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Emploi Recrutement

En juillet, je trouve un job !

Si les mois de juillet et août sont réputés pour être plutôt calmes en terme d’activité économique, il n’en est pas forcément de même en ce qui concerne le recrutement.

juillet-job
En effet, même si peu d’intégrations se font en période estivale, nombreuses sont les entreprises qui souhaitent faire démarrer leurs nouveaux collaborateurs dès les premiers jours de septembre voire fin août. Le recrutement des nouveaux entrants sera donc à l’ordre du jour sur la 2éme quinzaine de juillet, période durant laquelle les dirigeants sont plus disponibles pour recevoir des candidats du fait du ralentissement mais également plus ouverts, y compris à des profils plus juniors, les confirmés et les seniors se concentrant quant à eux sur leurs vacances à venir, remettant à septembre leur évolution de carrière. Nous notons d’aillleurs cette année une forte anticipation de la part de nos clients qui souhaitent réaliser des recrutements sur fin juillet et fin août pour des intégrations début septembre, tout particulièrement pour ce qui concerne des profils de commerciaux chasseurs.
Les demandeurs d’emploi et les jeunes diplômés ne doivent donc pas négliger le mois de juillet et mettre entre parenthèses leur recherche selon le principe qu’il ne se déroulerait rien, c’est faux, tout au contraire.

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Droit social Emploi RH

La diversité doit-elle être anonyme ?

A la veille des élections régionales de mars 2010, anonyme2 débats s’étaient ouverts , l’un sur l’identité nationale l’autre sur le CV anonyme. Au-delà de l’opportunisme électoraliste qui n’échappait à personne en cette veille de scrutin régional, je souhaitais apporter un éclairage de type professionnel, fondé sur l’expérience et ainsi dire pourquoi j’estimais que le projet de CV anonyme était une fausse bonne idée. Les événements et déclarations de ces derniers jours dans le cadre de l’élection  présidentielle 2012 et électoralisme oblige, le débat sur l’identité nationale, la diversité sous toutes ses formes revient en force, il ne paraissait dont pas inintéressant de publier à nouveau cet article.

Tout d’abord, est-il imaginable de penser que la qualité d’une candidature se limite à des compétences, un parcours et une formation initiale surtout quand on sait que chacun sera amené à changer 2 à 3 fois de métier au cours de sa carrière ? Pour ma part j’ai toujours considéré qu’il s’agissait de paramètres parmi d’autres, dont la personnalité, la culture, la motivation, la capacité à s’intégrer dans l’équipe existante. A ce titre, que ce soit en qualité de manager opérationnel dans ma première partie de carrière ou aujourd’hui en qualité de recruteur, mon approche n’a pas varié. Le meilleur candidat demeure non pas celui qui possède le meilleur CV mais celui avec qui l’on se voit vivre tous les jours. D’où l’importance que le choix final revienne au N+1, le responsable qui managera le nouveau collaborateur. On ne gommera jamais le fait qu’in fine ce qui prime c’est le désir de travailler, construire et vivre ensemble. Il n’est en effet pas rare de passer plus de temps avec ses collègues de travail qu’avec sa propre famille. Le recrutement est sans doute l’un des moments où dans le cadre professionnel l’intuitae personae est le plus déterminant.

Ceci dit, les préjugés demeurent et ont dans de nombreux cas la peau dure. Si l’on parvient à les faire sauter, quelle richesse pour l’entreprise !

Pour illustrer mon propos, je vais me référer à mes débuts de carrière en tant que manager commercial dans le domaine de la protection électronique, au début des années 90.
Le profil type du candidat à cette époque était un homme entre 30 et40 ans d’origine européenne. J’ai dans un premier temps introduit des femmes dans les équipes. Il s’est avéré que nos meilleurs commerciaux sont rapidement devenues nos commerciales. Le machisme ainsi piqué au vif nous a permis de tirer globalement nos équipes vers le haut, en mixant le sens de l’organisation généralement plus développé chez nos collaboratrices et un closing plus incisif chez nos collaborateurs.
Il était par ailleurs inenvisageable pour vendre des systèmes d’alarme de recruter des collaborateurs issus de minorités visibles, noirs ou maghrébins, tant l’association délinquance et immigration était ancrée dans les esprits. Et pourtant, je garderai toujours à l’esprit ce collaborateur sénégalais et musulman qui est devenu le « monsieur sécurité » dans le quartier du Sentier à Paris, quartier juif par excellence ou encore ce collaborateur d’origine taiwanaise réalisant ses présentations en Mandarin et qui nous a permis de conquérir la communauté chinoise dont les portes jusqu’à son arrivée nous demeuraient closes.
Le management au quotidien de collaborateurs très divers n’est effectivement pas de tout repos et est moins confortable que celui de clones.

Mais à tous se ressembler et à tous penser la même chose ne finit-on pas par ne plus ressembler à rien et à ne plus penser du tout ?

clones

De cette époque je conserve la conviction que la diversité sous toutes ces formes(sexe, age, ethnie, confession…) constitue un véritable atout pour la performance des entreprises, la Silicon Valley et ses informaticiens en provenance du monde entier en est d’ailleurs un exemple criant. Le système américain, sans doute imparfait, a su néanmoins trouver non seulement un équilibre mais une force dans sa diversité grâce, à mon sens, à un modèle basé sur le communautarisme et non sur l’intégration tel qu’on l’a imaginé et souhaité en France en souhaitant nier voire gommer les différences. Là, il s’agit d’un autre débat, communautarisme ou intégration.

Depuis la création de DB-Développement et dans le cadre de nos activités de recrutement, nous estimons que notre mission ne se limite pas à un simple sourcing ciblé destiné à répondre au plus prés à une fiche de poste pré-établie avec notre client, mais que nous avons un devoir de conseil. Ainsi nous sommes parvenus à faire sauter certains verrous. Le cas d’école le plus intéressant que nous ayons eu à traiter s’est déroulé chez un de nos clients industriels, dans le cadre de recrutements de commerciaux. Il s’agit d’une belle et vieille PME française, présente au plan national mais de culture provinciale et industrielle. Ainsi, lors du recrutement d’un de leurs commerciaux pour l’est de la France nous leur avons proposé un candidat d’origine africaine, donc noir. Je me souviens de l’échange téléphonique avec le DRH préalable à la présentation du candidat qui sur les compétences et la formation initiale ne trouvait rien à redire. Il me paraissait néanmoins important de préciser ce détail ethnique. Un silence s’est installé, je lui demande si cela pose problème, il me répond que non mais tout simplement qu’ils n’ont jamais eu de collaborateurs noirs. Ce candidat a été reçu, embauché et est toujours en poste.
Ce même client connaissait sur un poste en région parisienne un problème de turn-over important, sur des périodes inférieures à un an et cherchait à nouveau un remplaçant mais qui cette fois resterait au moins 3 ans. Nous l’avons convaincu que seul un candidat senior pourrait apporter cette garantie de fidélité. C’est effectivement ce qui s’est produit, puisqu’ils ont embauché un candidat de 58 ans qui s’offre le luxe après 18 mois de faire partie du Top 5 des commerciaux du groupe et qui sauf accident demeurera dans l’entreprise jusqu’à l’obtention de ses trimestres manquants.

Par ces 2 exemples je tente simplement de démontrer que les freins proviennent le plus souvent des recruteurs et non des entreprises clientes.

Alors que 2 opérations sont lancées de manière quasi concomitante, le débat sur l’identité nationale et un test sur le CV anonyme, se pose à mon sens une question plus large concernant l’immigration, l’intégration, le communautarisme et la diversité.
La France aujourd’hui est multiculturelle, multiconfessionnelle et multiraciale. C’est un fait auquel toutes les agitations ne modifieront rien.
Dès lors où l’on considère cette donnée comme une constante, il convient de savoir comment chacun en tirera avantage, sans pour autant se renier dans ses croyances ou ses convictions et comment non plus considérer cette situation comme un handicap mais un avantage, une opportunité voire un avantage concurrentiel.
La diversité dès lors où elle est acceptée et fait partie intégrante de la culture des entreprises, constitue une richesse. J’en veux pour exemple la situation de la Silicon Valley qui attire des compétences en provenance des cinq continents.

Et si nous devenions la Californie de l’Europe ? Nous avons déjà en commun d’être les plus à l’ouest de nos continents respectifs et de déboucher sur un océan. C’est un début.

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Droit social RH

L’entreprise peut-elle faire mieux que la loi ?

Il est souvent coutume de dire ou de penser que les entreprises demeurent dans le cadre de la loi ou se situent à la limite voire même hors la loi.
homoparentaliteIl est pourtant certains cas où les entreprises font mieux que la loi et anticipent sur les réglementations.
Ainsi, HomoSFèRe, l’association des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans du Groupe SFR a obtenu lors d’une rencontre avec la Direction Générale des Ressources Humaines le congé de parentalité pour les homos. « L’entreprise peut toujours faire mieux que la loi », a défendu la direction des ressources humaines.
Un bémol, même si quelques entreprises reconnaissent désormais l’homoparentalité, cela n’est pas le cas de la Sécurité Sociale. Les entreprises qui accordent ce congé à leurs salariés assument à ce jour seules, le paiement des indemnités, part employeur et part Sécurité Sociale.