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Europe des mots face à Amérique des réseaux.

Les diverses CNIL des 27 pays membres de l’Union Européenne s’émeuvent de plus en plus de l’utilisation, que font et pourraient les réseaux sociaux, des données personnelles des membres qu’ils ont en leur possession.
Si la volonté de ces diverses CNIL dans la protection de la vie privée des internautes est tout à fait louable, elles risquent de se heurter au pragmatisme de ceux qui ont investi massivement dans les divers réseaux sociaux. Endollar-coeur effet, si l’on peut considérer ces derniers comme des business angels tant les modèles économiques sont encore incertains, il est peu probable qu’ils transforment leur investissement en charity- business en s’interdisant de monétiser les précieuses données marketings qu’ils détiennent.
Dans ce contexte, on pourrait tout à fait imaginer que le législateur européen encadre l’utilisation des données personnelles.Toutefois, il n’est pas inutile  de rappeler que les réseaux sociaux majeurs et qui font débat, sont tous américains (Facebook, Twitter, Myspace, Linkedin) et qu’à ce titre font fi des décisions européennes ne reconnaissant pas l’applicabilité du droit du vieux continent.
Les 27 CNIL européennes ont invité les réseaux sociaux à débattre à l’automne, mais il est à douter qu’elles parviennent à infléchir leur stratégie. En l’espèce, concernant la conservation et l’utilisation des données personnelles il suffit aux réseaux sociaux de se réfugier derrière les pratiques du célèbre moteur de recherche, Google, lequel d’ailleurs n’est pas complètement absent des réseaux sociaux via sa plate-forme Open Social et les diverses applications qu’il met à la disposition de la plupart des plus importants d’entre eux (Linkedin, Xing, Viadeo).

Europe de mots face à l’Amérique des réseaux ou tout simplement pragmatisme vs romantisme ?
A suivre…

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